Un châssis vitré est formé d’un cadre rigide supportant un vitrage. Dormant, le châssis vitré est fixé à la maçonnerie. Ouvrant, il est mobile. Dans un cas comme dans l’autre, il se décline en différents matériaux et autorise de nombreuses implantations que nous vous déclinons dans cet article !
Châssis vitré : composition
Les châssis vitrés sont habituellement composés de ces quelques éléments principaux :
- Le dormant est la partie du châssis vitré fixé à la maçonnerie. Il est composé d’une traverse haute et d’une traverse basse ;
- L’ouvrant, appelé vantail ou battant, est la partie mobile du châssis lorsqu’il ne s’agit pas d’un châssis fixe ;
- S’y ajoute le parclose, une petite baguette servant à maintenir le vitrage dans la feuillure du châssis ;
- Mais aussi les paumelles, aussi appelés gonds ou charnières, permettent la rotation de la partie mobile par rapport à la partie fixe.
- Et enfin le joint en caoutchouc ou en mastic, qui assure l’étanchéité.
Les matériaux du châssis vitré
Le bois
Le bois est chaleureux, particulièrement isolant, mais aussi remarquablement étanche à l’air et à l’eau. Reste ensuite à choisir l’essence, qui influera sur l’esthétique, la résistance et le prix du châssis vitré.
Dans les bois tendres figurent le pin ou le sapin. Peu onéreux, ils sont aussi moins durables et nécessitent un entretien régulier. Ils doivent être traités autoclave pour résister aux intempéries si votre châssis vitré donne sur l’extérieur.
Viennent ensuite des bois durs, comme le chêne ou le châtaignier. Plus chers, ils sont également plus robustes.
Les bois exotiques comme le moabi ou le tauari sont les plus coûteux de tous. Ils présentent un avantage de taille : ils sont naturellement imputrescibles et ne nécessitent que très peu d’entretien.
Le PVC
Le PVC ou polychlorure de vinyle est la troisième matière plastique la plus utilisée au monde. Si le châssis vitré en PVC est peu onéreux, il n’en est pas moins durable, résistant aux chocs comme aux intempéries, tout en restant léger.
À 99 % recyclable, le PVC ne s’oxyde pas et empêche la production et la prolifération de micro-organismes. Il se décline en différentes couleurs et décors, et sait même imiter le bois ou l’aluminium. Dernier atout, il ne nécessite aucun entretien particulier, un simple coup d’éponge suffit.
Le principal inconvénient de la fenêtre coulissante en PVC est que, si elle ne s’enflamme pas en cas d’incendie, elle fond en dégageant des vapeurs toxiques.
L’aluminium
Design et déclinable en de nombreuses couleurs, l’aluminium se prête aussi bien à une intégration dans l’ancien que dans le neuf. Grâce à la rigidité de l’aluminium, les montants du châssis vitré peuvent être particulièrement fins pour laisser plus de place au vitrage.
À 99 % recyclable et incombustible, l’aluminium résiste aux intempéries, ne rouille pas et ne se déforme pas avec le temps. Il s’entretient également d’un simple coup d’éponge.
Attention, ce matériau étant naturellement peu isolant, il est à privilégié pour des châssis vitrés intérieurs ou doit impérativement être à rupture de pont thermique pour l’extérieur.
L’acier
Avec sa remarquable résistance mécanique, l’acier permet de garantir la rigidité et la stabilité de châssis vitré de grandes dimensions, alors même que sa flexibilité autorise des formes complexes.
Avec sa grande résistance aux chocs, il offre une garantie anti-effraction.
Il est également utilisé dans la fabrication de de châssis vitrés coupe-feu (de 15 mn à 2 h selon les modèles), en usage industriel par exemple.
Châssis vitré : choix du vitrage
En matière de vitrage, optez au minimum pour du double vitrage, composé de deux vitres entre lesquels une lame d’air ou de gaz est injectée afin de garantir l’isolation thermique mais aussi phonique.
Le double vitrage solaire permet, quant à lui, de minimiser l’apport des rayons solaires lorsque le châssis vitré donne sur l’extérieur. Le vitrage peut également être doté d’un système auto-nettoyant.
Le vitrage feuilleté est gage de sécurité. Il est constitué d’au moins 2 feuilles de verre, séparées par un film intercalaire qui, en cas de casse, retient le vitrage et évite les projections de verre.
Implantations et pose du châssis vitré
Le châssis vitré se prête à de nombreuses implantations :
- verrière ;
- cloison ;
- fenêtre de toit ;
- fenêtre d’intérieur ;
- imposte ;
- oculus de porte, etc.
Il se glisse dans tous les types de cloison, qu’elles soient intérieures ou extérieures, pour apporter de la lumière. À vous de le choisir fixe ou mobile en fonction de vos besoins.
À moins que vous ne soyez un bricoleur averti, la pose par un professionnel est généralement recommandée. De plus, elle peut vous permettre de bénéficier d’un crédit d’impôt.
Châssis vitré : prix et points de vente
Le prix d’un châssis vitré est très variable en fonction de ses dimensions, matériaux, spécificités et du fabricant. Comptez de 100 € environ pour un châssis fixe en PVC à plus de 1000 € pour un châssis vitré en acier coupe-feu.
Vous trouverez des châssis vitrés dans les magasins de bricolage, les enseignes spécialisées et sur internet.